Vendredi 27 avril :
Cette nuit le vent s'est renforcé et nous sommes au moins à 17 m/secondes de vitesse. L'effet Windchill fait descendre la température à -27 degrés.
Le paysage est dantesque, le chasse-neige recouvre tout. A l'opposé de la tente grâce à nos pulkas en guise de mur se s'est formée en une nuit une colline de congéres. Bien sur, nous sommes confinés dans nos tentes. Hogan et Serge dans une et Niko et moi dans une autre : pardon Jozef joue l'incruste avec nous !!!
Nous profitons de ce répit pour bricoler, une retouche au pantalon déchiré par un coup malencontreux de crampon, refaire les pansements du moignon, se laver les dents, bref s'occuper de soi.
Niko me raconte ses histoires de chasse à l'ours avec ses potes inuits, ses dizaines d'aventures dans le grand froid et toutes les péripéties que l'on ne peut imaginer...
Bien sur, nous nous reposons, je pense à ma vie et réalise le privilége que j'ai d'être ici : un unijambiste c'est du domaine de la fiction, pourtant j'ai les yeux ouverts, certes c'est dur mais le fascinant prend le dessus malgré les doutes. J'avance chaque pas dans ce désert de glace et de mort est un pas vers la vie, la renaissance...
Finalement, à 14h00, nous repartons. Le vent a perdu de sa hargne et doucement nous progressons. La montée est longue et pénible, pourtant nous n'avons pas le choix.
Au bout de 2h00 , je devine là-bas, droit devant, un point noir impercetible ! Niko m'a laissé la tête du convoi et plus je me rapproche, plus je me pose des questions sur ce point qui surgit du blanc et turquoise infini.
A quelques mètres, je repense à la pulka abandonnée, trouvée la veille ! Devant moi, comme un tas de cendres gelées bien sur !!! Niko saisit avec la caméra la scène, je sors mon piolet et essaie de percer ce secret. Avec stupeur, au milieu de cette gangue inconnue aparaît de la chair congelée. Le problème est que le froid est tellement rude, qu'il est impossible de creuser. Consternés de cette découverte, nous prenons chacun un échantillon de cette trouvaille.
Nous reprenons la route vers notre histoire.
Nous traversons un champ de crevasses et prudemment Niko ouvre le chemin. A 19h00, nous montons le campement et décidons d'aviser dès notre arrivée, à Ammassaliq, les autorités au sujet de notre découverte.
Pensée du jour : à tout ceux qui ont compris que le handicap peut être aussi une force...
Le paysage est dantesque, le chasse-neige recouvre tout. A l'opposé de la tente grâce à nos pulkas en guise de mur se s'est formée en une nuit une colline de congéres. Bien sur, nous sommes confinés dans nos tentes. Hogan et Serge dans une et Niko et moi dans une autre : pardon Jozef joue l'incruste avec nous !!!
Nous profitons de ce répit pour bricoler, une retouche au pantalon déchiré par un coup malencontreux de crampon, refaire les pansements du moignon, se laver les dents, bref s'occuper de soi.
Niko me raconte ses histoires de chasse à l'ours avec ses potes inuits, ses dizaines d'aventures dans le grand froid et toutes les péripéties que l'on ne peut imaginer...
Bien sur, nous nous reposons, je pense à ma vie et réalise le privilége que j'ai d'être ici : un unijambiste c'est du domaine de la fiction, pourtant j'ai les yeux ouverts, certes c'est dur mais le fascinant prend le dessus malgré les doutes. J'avance chaque pas dans ce désert de glace et de mort est un pas vers la vie, la renaissance...
Finalement, à 14h00, nous repartons. Le vent a perdu de sa hargne et doucement nous progressons. La montée est longue et pénible, pourtant nous n'avons pas le choix.
Au bout de 2h00 , je devine là-bas, droit devant, un point noir impercetible ! Niko m'a laissé la tête du convoi et plus je me rapproche, plus je me pose des questions sur ce point qui surgit du blanc et turquoise infini.
A quelques mètres, je repense à la pulka abandonnée, trouvée la veille ! Devant moi, comme un tas de cendres gelées bien sur !!! Niko saisit avec la caméra la scène, je sors mon piolet et essaie de percer ce secret. Avec stupeur, au milieu de cette gangue inconnue aparaît de la chair congelée. Le problème est que le froid est tellement rude, qu'il est impossible de creuser. Consternés de cette découverte, nous prenons chacun un échantillon de cette trouvaille.
Nous reprenons la route vers notre histoire.
Nous traversons un champ de crevasses et prudemment Niko ouvre le chemin. A 19h00, nous montons le campement et décidons d'aviser dès notre arrivée, à Ammassaliq, les autorités au sujet de notre découverte.
Pensée du jour : à tout ceux qui ont compris que le handicap peut être aussi une force...
Comments (0) | Posted by BOUTDEVIE
