Vendredi 4 mai : Et pourtant !
Ce matin, Hogan est venu nous rejoindre dans notre tente car il va conter par téléphone notre aventure aux auditeurs de la radio nationale Belge Radio 1.
Bien qu'avec Niko nous ne parlons pas Neerlandais, nous sentons à sa voix beaucoup d'émotions.
Départ pour 10 heures de marche mais en installant ma prothèse, je souffre terriblement !!
Depuis le départ, je souffre, mais l'aventure est trop belle pour que je le relate. Mais là, c'est à la limite du supportable. Mon genou est tellement comprimé par l'emboîture en carbone, qu'il est couvert de bleus. Depuis quelques jours, j'ai découpé plein de protections qui font une sur-épaisseur. Nous partons. La première heure est un supplice. Mon masque se remplit d'eau salée, mais je ne peux me résigner à arrêter.
Malgré une température de -30 au vent, j'ôte ma prothèse et découpe encore un morceau de gel et donne un coup de lame de scie sur l'emboîture même !
Nous reprenons la route. Par moment, j'ai des étoiles devant les yeux alors tout en avançant, je fais de la respiration profonde et surtout essaie de quitter ce corps qui souffre. Je pense, du moins j'essaie, à des moments de joie, j'essaie de visualiser du positif, j'imagine ma Véro en train de me masser le genou, j'essaie de me remémorer l'odeur de mes fleurs préférées comme le jasmin, les glycines, le chèvrefeuille...
J'arrive pendant une fraction de seconde à ne plus être là ! Les minutes semblent interminables et finalement à 18h00, nous montons le camp avec 16,4 kilomètres derrière nous.
Je suis heureux et fier d'avoir surmonté cette épreuve. Aujourd'hui, c'est le dixième jour de marche et je m'offre le luxe d'une mini-toilette et surtout du remplacement de mes dessous !
Jozef se serait cru dans une bergerie en Corse. Il a chaviré la tente à la recherche du fameux fromage, mais en vain !
Pensées à Alice ma fille et mes supers beaux enfants Marie, Fabien et leur cousine Laure.
Notre position : N66°43'55" / W47°40'51"
Bien qu'avec Niko nous ne parlons pas Neerlandais, nous sentons à sa voix beaucoup d'émotions.
Départ pour 10 heures de marche mais en installant ma prothèse, je souffre terriblement !!
Depuis le départ, je souffre, mais l'aventure est trop belle pour que je le relate. Mais là, c'est à la limite du supportable. Mon genou est tellement comprimé par l'emboîture en carbone, qu'il est couvert de bleus. Depuis quelques jours, j'ai découpé plein de protections qui font une sur-épaisseur. Nous partons. La première heure est un supplice. Mon masque se remplit d'eau salée, mais je ne peux me résigner à arrêter.
Malgré une température de -30 au vent, j'ôte ma prothèse et découpe encore un morceau de gel et donne un coup de lame de scie sur l'emboîture même !
Nous reprenons la route. Par moment, j'ai des étoiles devant les yeux alors tout en avançant, je fais de la respiration profonde et surtout essaie de quitter ce corps qui souffre. Je pense, du moins j'essaie, à des moments de joie, j'essaie de visualiser du positif, j'imagine ma Véro en train de me masser le genou, j'essaie de me remémorer l'odeur de mes fleurs préférées comme le jasmin, les glycines, le chèvrefeuille...
J'arrive pendant une fraction de seconde à ne plus être là ! Les minutes semblent interminables et finalement à 18h00, nous montons le camp avec 16,4 kilomètres derrière nous.
Je suis heureux et fier d'avoir surmonté cette épreuve. Aujourd'hui, c'est le dixième jour de marche et je m'offre le luxe d'une mini-toilette et surtout du remplacement de mes dessous !
Jozef se serait cru dans une bergerie en Corse. Il a chaviré la tente à la recherche du fameux fromage, mais en vain !
Pensées à Alice ma fille et mes supers beaux enfants Marie, Fabien et leur cousine Laure.
Notre position : N66°43'55" / W47°40'51"
Comments (0) | Posted by BOUTDEVIE
