Mercredi 16 Mai : Brume givrante
Ce matin, tout est givré, comme si on avait pulvérisé de la poudre blanche de partout. Le temps de démonter le campement, nous givrons aussi. La température est de -28 à l'abri. Heureusement que le vent n'est pas de la partie.
On reprend la route. Niko ouvre la marche, suivi de Hogan, puis moi. De nouveau, je souffre du genou. Je m'arrête et découpe encore un morceau de la prothèse qui ne ressemble plus du tout à son origine. Je repars, ça a l'air d'être mieux. Je sers les dents jusqu'à la première heure, paufine le découpage et on repart. Petit à petit, ça va mieux.
L'après-midi ensoleillé m'apportera le bonheur de ne pas souffrir.
18,2 km : le contrat rempli, nous montons le camp. La neige fond sous l'effet du réchaud et je mets de la bande adhésive sur la prothèse pour prévenir des usures et des coupures sur le bas et le pantalon.
Après une longue journée de labeur, c'est un vrai bonheur de se glisser dans le duvet et d'engloutir le dîner. Ici les petites choses insignifiantes deviennent des moments priviligiés.
Pour vous décrire le décor dans lequel nous évoluons, c'est simple, il suffit de s'imaginer sur un océan très calme et de temps en temps, y surgit une vague de houle d'une dizaine de mètres étendue sur un kilomètre avec 100 kilos aux fesses à remorquer. Le tout est figé et blanc à l'infini. Pas le moindre repère ou dépaysement. Le même blanc à l'infini.
Nous atteignons les 2480 mètres d'altitude, à la position 66'20"Nord / 043'56" Ouest à +- 160 km de la délivrance.
Pensées : A ma belle-famille, beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces et bien sur à Félicia et Bernard. D'ailleurs, petite réflexion polaire : La croyance ? C'est d'abord croire en soi, pour croire aux autres et de là commence la croyance...
On reprend la route. Niko ouvre la marche, suivi de Hogan, puis moi. De nouveau, je souffre du genou. Je m'arrête et découpe encore un morceau de la prothèse qui ne ressemble plus du tout à son origine. Je repars, ça a l'air d'être mieux. Je sers les dents jusqu'à la première heure, paufine le découpage et on repart. Petit à petit, ça va mieux.
L'après-midi ensoleillé m'apportera le bonheur de ne pas souffrir.
18,2 km : le contrat rempli, nous montons le camp. La neige fond sous l'effet du réchaud et je mets de la bande adhésive sur la prothèse pour prévenir des usures et des coupures sur le bas et le pantalon.
Après une longue journée de labeur, c'est un vrai bonheur de se glisser dans le duvet et d'engloutir le dîner. Ici les petites choses insignifiantes deviennent des moments priviligiés.
Pour vous décrire le décor dans lequel nous évoluons, c'est simple, il suffit de s'imaginer sur un océan très calme et de temps en temps, y surgit une vague de houle d'une dizaine de mètres étendue sur un kilomètre avec 100 kilos aux fesses à remorquer. Le tout est figé et blanc à l'infini. Pas le moindre repère ou dépaysement. Le même blanc à l'infini.
Nous atteignons les 2480 mètres d'altitude, à la position 66'20"Nord / 043'56" Ouest à +- 160 km de la délivrance.
Pensées : A ma belle-famille, beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces et bien sur à Félicia et Bernard. D'ailleurs, petite réflexion polaire : La croyance ? C'est d'abord croire en soi, pour croire aux autres et de là commence la croyance...
Comments (0) | Posted by BOUTDEVIE
