Vendredi 18 Mai : Douleur tu rôdes
Après la super journée d'hier, ce matin je suis très serein pour aujourd'hui. Le départ est super malgré le brouillard givrant.
Nous restons bien groupés car il est fréquent que d'un coup le brouillard tombe, avec une visibilité nulle.
A la deuxième heure, c'est autour du tibia de se réveiller. Tous les jours je modifie la prothèse, et donc les points d'appui changent. En plus, la perte de poids étant tous les jours, mon moignon maigri et s'enfonce dans l'emboîture.
En milieu d'après-midi, je ne supporte plus la douleur. J'essaie toutes sortes de systèmes mais aucun ne fonctionne. Je suis exténué par ce problème. A tout problème, il y a une solution. Pour la énième fois, je découpe l'emboîture. Ma prothèse n'est qu'une épave, pourtant je dois avancer. Finalement, la dernière heure sera moins pénible, mais que sera demain ? C'est du futur et je ne vois que le présent, c'est-à-dire, la tente douillette, plus de prothèse donc plus de douleurs.
Je suis en vrac. Si seulement je n'avais pas mal, je pourrais avancer la fleur au fusil mais il en est autrement.
Juste avant le dîner, j'allume le téléphone qui se met aussitôt à sonner ? C'est Véro. Elle a senti ma peine. Je lui explique, elle comprend, elle ne me juge pas ou ne me donne pas de conseil car elle sait que seul moi connaît la décision et la juste. Je suis soulagé de cette conversation. De l'extérieur, c'est très difficile de pouvoir comprendre ce qui se passe dans ma tête. J'ai encore 100 bornes à résister, 5 à 6 jours. J'ai déjà passé 25 jours ici et avec des moments plus durs. Peut être que le bricolage d'aujourd'hui me permettra de tenir encore une petite semaine. Quoi qu'il en soit, je suis heureux et fier d'être arrivé jusqu'ici. Les limites sont à l'infini si le mental et la détermination sont intacts.
Aujourd'hui encore 18,5 établis, malgré les difficultés. Un bruand des neiges est venu nous rencontrer cet après-midi , histoire de me remonter le moral. Certainement un clin d'oeil de mon ange gardien.
Ce soir Hogan vient dans notre tente pour discuter de tout et de rien. Bien sur, nous discutons souvent de la maison et de nos compagnes. Hogan nous parle de Fietje sa femme, Nico de Lucie et de leur balade polaire et moi de ma Véro. Ce soir Hogan prend un cours de GPS par Nico et nous partons dans un sacré fou rire. Je suis très chanceux d'avoir des compagnons de glace comme eux.
Pensées : A tous ceux qui sont en train de souffrir dans leur chairs, accrochez vous tous à un début tout a une fin...
Nous restons bien groupés car il est fréquent que d'un coup le brouillard tombe, avec une visibilité nulle.
A la deuxième heure, c'est autour du tibia de se réveiller. Tous les jours je modifie la prothèse, et donc les points d'appui changent. En plus, la perte de poids étant tous les jours, mon moignon maigri et s'enfonce dans l'emboîture.
En milieu d'après-midi, je ne supporte plus la douleur. J'essaie toutes sortes de systèmes mais aucun ne fonctionne. Je suis exténué par ce problème. A tout problème, il y a une solution. Pour la énième fois, je découpe l'emboîture. Ma prothèse n'est qu'une épave, pourtant je dois avancer. Finalement, la dernière heure sera moins pénible, mais que sera demain ? C'est du futur et je ne vois que le présent, c'est-à-dire, la tente douillette, plus de prothèse donc plus de douleurs.
Je suis en vrac. Si seulement je n'avais pas mal, je pourrais avancer la fleur au fusil mais il en est autrement.
Juste avant le dîner, j'allume le téléphone qui se met aussitôt à sonner ? C'est Véro. Elle a senti ma peine. Je lui explique, elle comprend, elle ne me juge pas ou ne me donne pas de conseil car elle sait que seul moi connaît la décision et la juste. Je suis soulagé de cette conversation. De l'extérieur, c'est très difficile de pouvoir comprendre ce qui se passe dans ma tête. J'ai encore 100 bornes à résister, 5 à 6 jours. J'ai déjà passé 25 jours ici et avec des moments plus durs. Peut être que le bricolage d'aujourd'hui me permettra de tenir encore une petite semaine. Quoi qu'il en soit, je suis heureux et fier d'être arrivé jusqu'ici. Les limites sont à l'infini si le mental et la détermination sont intacts.
Aujourd'hui encore 18,5 établis, malgré les difficultés. Un bruand des neiges est venu nous rencontrer cet après-midi , histoire de me remonter le moral. Certainement un clin d'oeil de mon ange gardien.
Ce soir Hogan vient dans notre tente pour discuter de tout et de rien. Bien sur, nous discutons souvent de la maison et de nos compagnes. Hogan nous parle de Fietje sa femme, Nico de Lucie et de leur balade polaire et moi de ma Véro. Ce soir Hogan prend un cours de GPS par Nico et nous partons dans un sacré fou rire. Je suis très chanceux d'avoir des compagnons de glace comme eux.
Pensées : A tous ceux qui sont en train de souffrir dans leur chairs, accrochez vous tous à un début tout a une fin...
Comments (0) | Posted by BOUTDEVIE
