Mardi 22 Mai : On reprend la route !
Toute la nuit, le vent s'est acharné sur nous. Ce matin, à 5h45, nous ne savons pas encore quoi faire. Le vent semble vouloir mollir. A 7h30, la décision est prise : on repart.
D'abord, il faut une bonne heure pour dégager les tentes et récupérer toutes les fixations. Les congères dépassent la tente. La température est très basse : -25 à l'abri du vent, -52 degrés au vent. Nous avons tous trois des douleurs dues au froid, mais le boulot doit être fait et concentrés, car le vent est encore très fort et la moindre erreur nous ferait perdre du matériel vital.
1 heure pour pouvoir tout plier. Finalement, à 9h00, nous démarrons. Mes mains me font atrocement mal, mais je sais qu'avec la marche que nous faisons, la circulation du sang s'activera pour alimenter aussi les extrémités. Il me faudra 3 heures pour retrouver un semblant de sensation dans mes doigts.
Le vent commence à faiblir. Vers 17 heures, nous décidons de monter le camp, car la journée n'est pas finie. Les deux jours de tempête ont cassé beaucoup de matériel : un arceau de tente, le grand panneau solaire et surtout l'abside qui s'est malencontreusement déchirée. Toutes ces tâches nous attendent chacun dans son domaine : le panneau solaire soit disant de l'extrême a tous ses câbles qui cassent comme du verre et Nico ne cesse de les réparer, quand à l'abside, il me faudra 1h15 pour la recoudre, le tout sans gants, bien sur à l'abri du vent.
Voilà, tout est opérationnel, mais je remarque que sur ma main gauche l'annulaire et le majeur ont bien gelé. Les extrémités sont blanches. Nico me diagnostique des phlycténes donc de belles cloques pour demain !
Ce soir nous sommes vraiment cuits. Chacun de nous avons un visage bien fatigué. En calculant, cela fait déjà 28 jours et presque 400 km, que nous sommes en train de marcher dans ce désert polaire et la fatigue se fait ressentir.
Normalement jeudi ou vendredi, nous devrions atteindre le rendez-vous fixé avec l'hélico, mais chaque heure après chaque heure, ne brûlons pas les étapes.
Pensées : Laurent Dany et les trois monstres !!! Pédale, pédale, j'arrive !!!!
D'abord, il faut une bonne heure pour dégager les tentes et récupérer toutes les fixations. Les congères dépassent la tente. La température est très basse : -25 à l'abri du vent, -52 degrés au vent. Nous avons tous trois des douleurs dues au froid, mais le boulot doit être fait et concentrés, car le vent est encore très fort et la moindre erreur nous ferait perdre du matériel vital.
1 heure pour pouvoir tout plier. Finalement, à 9h00, nous démarrons. Mes mains me font atrocement mal, mais je sais qu'avec la marche que nous faisons, la circulation du sang s'activera pour alimenter aussi les extrémités. Il me faudra 3 heures pour retrouver un semblant de sensation dans mes doigts.
Le vent commence à faiblir. Vers 17 heures, nous décidons de monter le camp, car la journée n'est pas finie. Les deux jours de tempête ont cassé beaucoup de matériel : un arceau de tente, le grand panneau solaire et surtout l'abside qui s'est malencontreusement déchirée. Toutes ces tâches nous attendent chacun dans son domaine : le panneau solaire soit disant de l'extrême a tous ses câbles qui cassent comme du verre et Nico ne cesse de les réparer, quand à l'abside, il me faudra 1h15 pour la recoudre, le tout sans gants, bien sur à l'abri du vent.
Voilà, tout est opérationnel, mais je remarque que sur ma main gauche l'annulaire et le majeur ont bien gelé. Les extrémités sont blanches. Nico me diagnostique des phlycténes donc de belles cloques pour demain !
Ce soir nous sommes vraiment cuits. Chacun de nous avons un visage bien fatigué. En calculant, cela fait déjà 28 jours et presque 400 km, que nous sommes en train de marcher dans ce désert polaire et la fatigue se fait ressentir.
Normalement jeudi ou vendredi, nous devrions atteindre le rendez-vous fixé avec l'hélico, mais chaque heure après chaque heure, ne brûlons pas les étapes.
Pensées : Laurent Dany et les trois monstres !!! Pédale, pédale, j'arrive !!!!
Comments (0) | Posted by BOUTDEVIE
