L'archipel au trois noms : Malvinas, Malouines, Falkland !!!
Ce matin, nous débarquons à la rencontre du rêve...
Entre bruine et soleil, l'île de Newisland est verdoyante. L'accès se fait en annexe. La baie est comme une table, pas de vent, pour la zone, c'est tout à fait exceptionnel.
Tout autour de nous des manchots à sourcils et des cormorans, pas de prédateurs donc la paix. Sur une plage de galets noirs, nous débarquons munis de nos bottes. Nous devons traverser l'île pour rejoindre les hauteurs, côte aux vents.
Des milliers de manchots sont là, en parfaite harmonie avec des albatros. Nous sommes les témoins priviligiés d'une nature totalement inviolée. Les ornithologues nous content histoires et légendes de ces volatiles subantarctiques.
La marche n'est pas aisée mais personne ne se plaint : ce serait déplacé face à tant de grandeur. Là-bas, au large, les phoques à fourrure jouent les pertubateurs. Nous sommes assis, les manchots tellememt curieux viennent à nos pieds, mais la consigne est passée, même à portée de main, il ne faut pas les toucher.
Tranquillement, nous retraversons l'île. L'équipe regagne le bord mais ma curiosité me fait rester à terre. Au mouillage, un ketch rouge à pavillon français, dans l'échancrure de cette minuscule baie, quatre cabanes en bois, une dame anglaise vient à ma rencontre. Je lui présente mes excuses de mon intrusion, mais son sourire me fait comprendre que je suis le bienvenu. Elle m'invite à traverser ce hameau du bout du monde, toute ornée de vertèbres de baleine.
Le temps ici s'est arrêté. Je m'arrête, observe le bateau en bas au mouillage et là, c'est l'émotion. Je réalise que c'est le "Damien II" qui repose au mouillage. Je suis scotché, il est là, devant mes yeux, ce bateau de ces deux copains partis pour un tour du monde il y a bien longtemps... Le rêve n'est pas fini, derrière moi, une voix française... il est devant moi et me sourit... L'émotion est telle que je reste muet... Le marin qui m'a fait tant rêver me parle comme si on se connaissait depuis toujours. Son nom m'échappe, il y a tellement longtemps, pourtant quel marin au monde n'a pas rêvé en lisant les aventures du "Damien"... Il me parle de la Corse en hiver. Je lui demande des infos sur son paradis du bout du monde avec beaucoup de pudeur. Il me raccompagne jusqu'à la plage. C'est étrange, il n'y a que quelques minutes que l'on s'est parlé mais quelque chose s'est passé : on se sert la main, lui et moi, on a les larmes au yeux ?!?!
C'est tellement rare de rencontrer quelqu'un avec qui on n'a plus besoin de parler. En démarrant l'annexe, il me fixe et me lance : "A bientôt, je sais que tu reviendras !"
Retour à bord : chacun a compris qu'il s'était passé quelque chose...
Leur pudeur fait qu'ils me laissent encore dans mon rêve. Ils sont formidables, pas un mot plus haut que l'autre. La journée n'est pourtant pas facile, ils ne se plaignent pas. C'est qu'ils rentrent à fond dans la peau de l'aventurier du bout du monde...
Entre bruine et soleil, l'île de Newisland est verdoyante. L'accès se fait en annexe. La baie est comme une table, pas de vent, pour la zone, c'est tout à fait exceptionnel.
Tout autour de nous des manchots à sourcils et des cormorans, pas de prédateurs donc la paix. Sur une plage de galets noirs, nous débarquons munis de nos bottes. Nous devons traverser l'île pour rejoindre les hauteurs, côte aux vents.
Des milliers de manchots sont là, en parfaite harmonie avec des albatros. Nous sommes les témoins priviligiés d'une nature totalement inviolée. Les ornithologues nous content histoires et légendes de ces volatiles subantarctiques.
La marche n'est pas aisée mais personne ne se plaint : ce serait déplacé face à tant de grandeur. Là-bas, au large, les phoques à fourrure jouent les pertubateurs. Nous sommes assis, les manchots tellememt curieux viennent à nos pieds, mais la consigne est passée, même à portée de main, il ne faut pas les toucher.
Tranquillement, nous retraversons l'île. L'équipe regagne le bord mais ma curiosité me fait rester à terre. Au mouillage, un ketch rouge à pavillon français, dans l'échancrure de cette minuscule baie, quatre cabanes en bois, une dame anglaise vient à ma rencontre. Je lui présente mes excuses de mon intrusion, mais son sourire me fait comprendre que je suis le bienvenu. Elle m'invite à traverser ce hameau du bout du monde, toute ornée de vertèbres de baleine.
Le temps ici s'est arrêté. Je m'arrête, observe le bateau en bas au mouillage et là, c'est l'émotion. Je réalise que c'est le "Damien II" qui repose au mouillage. Je suis scotché, il est là, devant mes yeux, ce bateau de ces deux copains partis pour un tour du monde il y a bien longtemps... Le rêve n'est pas fini, derrière moi, une voix française... il est devant moi et me sourit... L'émotion est telle que je reste muet... Le marin qui m'a fait tant rêver me parle comme si on se connaissait depuis toujours. Son nom m'échappe, il y a tellement longtemps, pourtant quel marin au monde n'a pas rêvé en lisant les aventures du "Damien"... Il me parle de la Corse en hiver. Je lui demande des infos sur son paradis du bout du monde avec beaucoup de pudeur. Il me raccompagne jusqu'à la plage. C'est étrange, il n'y a que quelques minutes que l'on s'est parlé mais quelque chose s'est passé : on se sert la main, lui et moi, on a les larmes au yeux ?!?!
C'est tellement rare de rencontrer quelqu'un avec qui on n'a plus besoin de parler. En démarrant l'annexe, il me fixe et me lance : "A bientôt, je sais que tu reviendras !"
Retour à bord : chacun a compris qu'il s'était passé quelque chose...
Leur pudeur fait qu'ils me laissent encore dans mon rêve. Ils sont formidables, pas un mot plus haut que l'autre. La journée n'est pourtant pas facile, ils ne se plaignent pas. C'est qu'ils rentrent à fond dans la peau de l'aventurier du bout du monde...
Comments (0) | Posted by BOUTDEVIE
