Départ pour la capitale
Ca y est, après un dernier tour en ville, nous quittons Ushuaia. Dernière accolade avec "Dédé" et promesse de tout faire pour faire marcher sa soeur. Hélène et Lucie ne sont pas dans le même vol. Nous quittons la Terre de Feu et les souvenirs sont encore embrumés de tant de féérie vécue.
3h45 de vol et nous atterrissons à Buenos Aires. Nous déposons nos sacs dans un hôtel central de la ville et après un dîner rapide, nous partons à pied à la rencontre des gens.
Comme toutes les grandes villes du monde, la richesse côtoie la misère. Comme toutes les grandes villes, il y a la rue piétonne, comme toutes les grandes villes, la foule a créé la solitude sordide de l'indifférence. Des magasins de Grand Luxe européens avec en face des désoeuvrés qui font patiemment la queue devant les poubelles d'un fast-food pour récupérer la nourriture avariée. Un mendiant qui rampe par terre. Il est amputé double fémoral et oublie son désespoir en buvant. Un artiste peintre qui dessine avec ses pieds car ses bras sont quasiment inexistants. Un jeune homme vêtu du maillot national de football qui fait un show de jonglage, qui invite Rémi à tater la balle.
Cette escapade nous rattrape de la beauté pure de l'Antarctique qui nous a éblouis, l'homme celui qui pense, celui qui connaît soi-disant tout, qui régule tout, celui qui sait le bien et le mal, celui qui a désigné la nature de sauvage... Et bien oui !! c'est nous qui avons créé et qui créeront ces abysses de différence. Dans une société où plus personne n'a le temps ou plus personne ne pense par soi-même.
La misère est autour de nous, mais on ne la regarde pas, car "on n'a pas le temps"...
Comments (0) | Posted by BOUTDEVIE
